L’année 893 marque un tournant dans l’histoire médiévale de la Bulgarie. Le Concile de Preslav proclame l’indépendance de l’Eglise bulgare par rapport à l’Eglise byzantine, le vieux bulgare devient langue officielle de l’Etat ce qui implique un grand essor à la culture bulgare.
Le nouveau roi Siméon transfère sa capitale de Pliska à Preslav. La ville est fondée par le khan Omurtag, ce qui confirme, l’inscription sur une colonne de pierre, mais c’est sous Siméon le Grand qu’elle connaît l’éclat de la gloire.

Les ruines de Preslav occupent une superficie de 3,5km2. Ville médiévale par excellence, elle était protégée par deux ceintures défensives concentriques; on voit aujourd’hui encore les vestiges de la Tour orientale, les Portes Nord et Sud, le palais et ses dépendances. La salle du trône et la salle royale témoignent de l’éclat d’une grande richesse. L’église ronde, érigée sur une colline au-delà des remparts, avait suscité l’admiration générale par sa stature et par sa décoration: sa coupole doréee avait été décorée à l’intérieur d’une splendide mosaïque sur fond d’or.

Preslav le Grand avait été le foyer spirituel du Siècle d’or de la culture médiévale bulgare. Son école littéraire marquait l’épanouissement de la culture de toute l’Europe de l’Est d’alors quand l’Etat bulgare en imposait aussi bien aux souverains occidentaux et byzantins qu’aux Barbares du Nord.
Le trésor de Preslav comptant 150 objets d’une rare valeur en est un téemoignage précieux.
Le déclin de Preslav est amorcé à l’époque du Deuxième Etat bulgare avec Tirnovo comme capitale.