Silistra est le port ‘bulgare le plus oriental sur le Danube. C’est à partir de là que commence la frontière terrestre avec la Roumanie.
La première source écrite sur cette cité date de l’année 106. Cinquante ans plus tard Durostorum, foyer administratif et économique, grande douane, connaît un grand essor: de beaux bâtiments publics, des temples, des basiliques, des bains, des villas luxueuse, des canalisations d’eau... Pendant des siècles les fortifications de Silistra furent un champ de bataille de Thraces et de Romains, de Grecs et de Byzantins, de Bulgares et de Russes, de Roumains et de Turcs.

Les Romains aussi surnommèrent cette ville Durostorum (forteresse solide). Bâtie sur une hauteur aux environs de la ville, l’ancienne fortification Medjoditabia abrite aujourd’hui une exposition d’objets antiques parmi lesquels un heaume romain en forme de masque du IIs. Une statue en marbre de Démètre, la déesse des moissons, des cadrans solaires portant l’effigie d’Isis et de Séraspis.

Dans les environs de la ville les archéologues ont mis au jour une trouvaille d’une grande valeur. C’est un tombeau daté du IVs., sous l’empereur Théodose I, doté d’une très riche ornementation. Les peintures murales en font un des monuments les plus rares de la peinture de l’Antiquité tardive. Les fresques attirent toujours par leur perfection les connaisseurs et les chercheurs.
La ville d’aujourd’hui possède un port très actif relié à l’ensemble portuaire de Roussé. A l’époque des moissons et des vendanges la ville devient une véritable corne de l’abondance. Il faut mentionner aussi les grands vergers d’abricotiers dont on distille la très renommée eau de vie d’abricots.