Les traditions populaires de la région de Varna sont marquées par les vagues successives d’immigrés qui déferlaient dans le passé de la Thrace, de la Macédoine, de la Turquie. D’autre part, ces traditions, comme partout ailleurs, suivaient le rythme des saisons de l’année et des travaux agricoles. Le calendrier fixait ses fêtes après les moissons et les vendanges, en automne et en hiver. Ainsi on créait au coin du feu de vrais chefs-d’œuvre d’art. Les broderies, le textile et les tapis bulgares sont d’une richesse impressionnante. Les couleurs préférées sont le rouge, l’orange et le jaune, le vert et le bleu, les ornementations sont d’une stylisation exquise.

Les mariages se faisaient également en automne et en hiver, et, au plus tard, jusqu’à la mi-avril. Le musée ethnographique de Varna, de même que les musées dans les autres villes de la région, y consacrent une exposition fort intéressante.
On y peut voir aussi des objets d’usage quotidien, des outils de travail (pêche, apiculture, élevage, etc.), de la poterie et de la céramique.


Les Festivals folkloriques, eux aussi, font revivre les traditions populaires, notamment: Les festivités d’août à Varna, les cortèges de koukers et les manifestations du folklore authentique aux Sables d’or, le Festival "La Dobroudja chante et danse" dans la villégiature d’Albéna. Quant aux Fêtes folkloriques de Choumène, elles attirent toujours un public très nombreux.

Les jeux des koukers, le clou des programmes, remontent à l’Antiquité thrace et au culte de Dionysos. Les koukers avaient le pouvoir de chasser les mauvais esprits et d’apporter la fertilité et la fécondité. Les cortèges étaient exclusivement masculins, formés de silhouettes fantasques, au visage masqué et en peaux de fourrure, rehaussées de clochettes et de grelots.
La région de Varna est connue pour sa coutume kouker, surnommée "kamili" (camel - chameau). Le protagoniste est un homme en costume folklorique et au masque stylisé de chameau, accompagné d’un groupe de koukers. La céerémonie se termine sur des danses très vives, au cours desquelles les koukers touchent à plusieurs reprises la terre pour s’empreindre de sa force.

Encore une tradition de longue date sont les courses de chevaux le jour de la Saint Théodore, en mars. Elles se déroulent dans le ranch "Kabiuk" (la ferme d’élevage de chevaux).
En général, le traditions bulgares remontent a la plus Haute Antiquité et elles sont tributaires de la culture hellenestique, romaine et thrace.
Le mythe d'Orphée témoigne de la richesse du patrimoine spirituel des Thraces. Celui-ci se caractérise par son lien inhérent avec la Mère-Nature et par là le microcosmos (l'homme) et le macrocosmos (l'univers) se réalisent dans une union d'harmonie. Cette vision philosophique se traduit dans toutes les coutumes de la population sur les terres bulgares.